En cette période de vendanges, voici 2 billets sur les vins d’Ardèche, avec pour commencer:

L’histoire de la vigne en Ardèche.

Le mariage de la vigne et de l’Ardèche ne date pas d’hier Les échanges avec les peuples de la Méditerranée et leur civilisation de la vigne et de l’olivier ne pouvaient que susciter l’exploitation de la mosaïque des terroirs locaux.

Au IIe siècle de notre ère, Pline cite Vallis Vinaria, la « vallée du vin », et Alba est florissante.
Au Moyen Age, le vin produit en Ardèche participe a la richesse de l’évêché de Viviers. En 1850, le vignoble atteint 30 000 ha et la vigne procure un tiers des revenus paysans.
Imagine-t-on qu’un simple puceron, le phylloxera, importe accidentellement d’Amérique, a pu détruire jusqu’à 77 % des vignes dans le canton de Bourg-Saint-Andeol ? Et qu’aucun traitement ne parvint à en venir a bout ?

Pour survivre, on décide d’importer des plants de vigne américains, immunises contre l’insecte maudit. Pour préserver la typicité du terroir, on développe des plants hybrides, fruits du mariage avec des cépages indigènes. Dans les années 1890, une relative prospérité revient en Ardèche. La crise aura dure trente ans.

Un siècle de renouveau
Mais la situation reste fragile et il faut tout réinventer. Ce sera le mouvement coopératif, réaction d’abord défensive qui mènera, de proche en proche, a une prise de conscience collective : la qualité et l’adéquation cepage-terroir sont, plus que la quantité, l’assurance-vie du vigneron.

La coopérative constitue la réponse adaptée à une série de questions. La commercialisation du vin est mieux négociée. Le stockage et les infrastructures qu’il nécessite sont mutualises. La qualité des vins est plus régulière, car la vinification, si complexe, est désormais assurée collectivement. La première cave est créée en 1924, à Orgnac. Il en existe aujourd’hui beaucoup plus en Ardèche méridionale, et elles vinifient 90 % de la récolte. 60 vignerons indépendants complètent la palette de producteurs des vins d’Ardèche.

Les dates clés

Depuis 1937, l’Ardèche méridionale produit des Côtes du Rhône. Après la guerre, la stratégie de la qualité et la commercialisation du yin en bouteilles s’imposent partout. En 1968 naît la dénomination Vins de Pays des Coteaux de l’Ardèche. Enfin, en 1999, l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) Côtes du Vivarais, offre un cadre et une reconnaissance officielle à la démarche lancée dans le premier quart du siècle.

Les premiers consommateurs, les plus ardents supporters de ces nouveaux crus ? Ce sont les visiteurs de la région, qui découvrent les joies de la dégustation et de l’achat au caveau. La ou le vigneron, promu premier ambassadeur de sa région, ne manque pas d’en raconter les charmes.

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